Aller au contenu

Le portfolio / Étude de cas

CreatorOS : Un studio de production d’images et de vidéos par IA, entièrement local, piloté en une phrase, et son édition publique, open source.

/ Année
2026
/ Domaine
Application
/ Mots
Application, IA, Automatisation
Application

/ 00

Le point de départ.

Nina est une créatrice de contenu fictive, toujours la même d’une image à l’autre. CreatorOS est l’outil qui la fait exister : l’opérateur écrit une idée en une phrase, l’outil la transforme en photos, en séries cohérentes et en vidéos courtes, triées, nommées et livrées prêtes à publier. Tout tourne sur une seule machine, sans service payant à l’appel et sans donnée envoyée à l’extérieur. Depuis le 21 octobre 2026, il existe aussi en édition publique et open source : CreatorOS Studio.

Développement
9 semaines
Rendu
~15 s
Workflows
105

/ 01

Le besoin.

Produire chaque jour des photos et des vidéos d’un même personnage, en qualité « vraie photo », sans dépendre d’un service en ligne et sans passer ses journées dans des graphes techniques. Et pouvoir dire, pour chaque image, exactement comment elle a été faite.

La galerie de CreatorOS : les images triées, la barre de création en bas
La galerie, et la barre de création : une phrase, un format, un lot.

/ 02

Ce que ça produit.

Des photos, des carrousels (huit photos d’un même shooting), des reels sous-titrés et livrés sous un nom normalisé. Chaque rendu est enregistré avec son prompt, sa seed, sa recette et le graphe exact envoyé au moteur : il est explicable et rejouable.

Code serveur
11 300 lignes de JavaScript, 1 000 de Python
Interface
19 300 lignes de TypeScript et React : bureau et iPhone
API
74 routes
Moteurs vidéo
6 moteurs image → vidéo
Bancs d’essai
plus de 100 scripts de mesure, conservés avec leurs verdicts
Commits
510 en neuf semaines

L’outil de production, chiffres comptés dans le dépôt le 21 octobre 2026.

Un lot de carrousel : neuf images du même marché aux fleurs, du gros plan au plan large
Un carrousel : neuf images du même marché, même chemise, même bouquet, du très gros plan au plan large.

/ 03

Comment ça marche.

Quatre programmes tournent en permanence sur le serveur : CreatorOS, le chef d’orchestre ; CreatorOS Studio, son édition publique, avec sa propre base ; ComfyUI, le moteur de diffusion sur la carte graphique ; Ollama, les modèles de langage et de vision. Un Mac et un iPhone accèdent à la production par un réseau privé chiffré ; seule l’édition publique est ouverte sur Internet.

POSTESSERVEUR « FORGE » · UNE CARTE GRAPHIQUEMaciPhoneAgent IACreatorOSFILE · RECETTES · PROVENANCEComfyUIdiffusionOllamalangage et visionSQLite · fichiersmémoireDOSSIER PARTAGÉ → MAC
Qui appelle qui : les postes à gauche, le serveur à droite. Chaque lien a sa langue, comme dans les scènes du site.
  1. Le brief. Une phrase, un format, la taille du lot.
  2. L’Enhancer. Un modèle de langage local réécrit la phrase dans le style que le moteur attend. Le résultat est montré avant l’envoi ; rien ne part sans validation.
  3. La file. Les doublons sont écartés, la seed tirée, la recette choisie, la durée estimée d’après les cinq derniers rendus.
  4. L’injection. La recette est un graphe ; le serveur le modifie nœud par nœud, en suivant le câblage plutôt que la position. Chaque écriture est consignée.
  5. Le rendu, puis la provenance. L’image sort en 2 mégapixels. Elle est rangée avec tout ce qui l’a produite.
L’Enhancer : la phrase de départ et le prompt réécrit, à valider
L’Enhancer : d’une phrase à un prompt long et précis. Les garde-fous sont dans le code, pas dans la consigne.
Le détail d’une image : prompt, seed, recette, modèles appliqués
La provenance d’une image : prompt, seed, recette, modèles d’appoint, graphe exact.
Le carrousel en fonctionnement : l’image est lue en six dimensions (tenue, pose, lieu, accessoires, lumière, style) ; un cadenas fige ce qui doit rester constant.
L’interface iPhone : le suivi des rendus en cours
Sur iPhone : la charge de la machine, le rendu en cours, la file. Un rendu lancé du téléphone se suit depuis le Mac, et inversement.

/ 04

CreatorOS Studio, l’édition publique.

Le 21 octobre 2026, CreatorOS a eu son édition publique. CreatorOS Studio garde les recettes et la méthode de la production, sans le personnage d’origine ni les contenus privés. Il est publié sous licence Apache-2.0 et a été présenté au concours Comfy #OpenSourceHiggsfield. Tout tourne en local, avec des modèles à poids ouverts uniquement ; le Studio sait aussi tourner sur Comfy Cloud, avec la clé de l’utilisateur.

La vidéo de lancement (1 min 59, avec le son) : un parcours réel de l’application, piloté par un navigateur automatisé, puis monté en code par l’agent IA.
  1. Reel en un clic. Une phrase ; le modèle local planifie de 3 à 6 plans d’une même séance, chaque plan est photographié, animé avec le son, puis le reel est monté : fondus, accroche, musique.
  2. Caméra et effets. 25 préréglages sur n’importe quelle photo : travelling, grue, orbite, bullet time, effet Vertigo, et des effets plus ludiques.
  3. Studio ciné. Une fiche de plan à la place du prompt : boîtier, objectif, focale, lumière, pellicule, étalonnage. Jusqu’à quatre prises, ou le même plan sous quatre lumières.
  4. Re-shoot. Le même instant, filmé depuis une autre caméra : la scène est reconstruite en 3D, on y fait glisser la caméra, et le modèle remplit ce que la première caméra n’avait pas vu.
  5. Avatar parlant. Une photo et une voix de 20 s au plus : le personnage parle, lèvres synchronisées.
  6. Mix. Le personnage prend la place d’une personne filmée, dans le même décor et avec les mêmes gestes, sans image de référence à fournir.
Le Reel en un clic : le brief, les plans de la séance et la première image du reel
Un brief, un reel : les plans d’une même séance, photographiés puis animés.
Le Re-shoot : à gauche le plan d’origine, à droite le même instant vu par une seconde caméra
Re-shoot : le même instant, une autre caméra. Le son d’origine est gardé.
Le Mix : la vidéo source à gauche, et la même vidéo avec un autre personnage à droite
Mix : même décor, mêmes gestes, un autre personnage.

L’ouvrir au public a demandé du travail à part :

  • Tout public uniquement. Des consignes neutres, et une liste de mots refusés vérifiée par le code, avant le modèle.
  • Des licences vérifiées modèle par modèle. Deux briques de la production ont été écartées pour cette raison ; le Studio s’en passe autrement.
  • Un assistant d’installation. Il vérifie la machine, installe ce qui manque, demande avant chaque écriture et n’affiche jamais un jeton.
  • Une démo protégée. Une clé de propriétaire ferme ce qu’un visiteur ne doit pas toucher, chaque visiteur a un nombre de rendus limité, et les visites se comptent sans traçage.

Le code de CreatorOS Studio, sur GitHub

/ 05

Décidé par la mesure.

Un changement de moteur, de réglage ou de consigne passe par un banc d’essai ; le verdict et sa date restent dans le code.

  1. Changer de moteur photo (26 septembre 2026)Défauts anatomiques : 38 % des images avec l’ancien moteur, aucun avec le nouveau. Retour arrière possible en une ligne.
  2. Partager la carte graphique entre deux programmes (28 septembre)Le même appel au modèle de langage prenait 53 s sur le processeur, 30 s en partageant la carte, 6 s avec la carte entière. D’où un arbitre : un seul occupant à la fois, premier arrivé premier servi, prise groupée pour un carrousel (17 s au lieu de 56 s).
  3. Rendre directement en 2 mégapixels14,6 s contre 18,5 s pour une chaîne d’agrandissement, et plus net.
  4. Ne pas vider la mémoire par précaution (24 août)Neuf rendus perdus par fragmentation ; panne reproduite, correction contre-testée.
  5. Interpoler la vidéo source à 16 images par seconde (8 octobre)En jetant des images, le mouvement avançait par à-coups ; par interpolation, les pas sont réguliers.
  6. Lire la bonne seed (20 octobre)Un nœud lisait un autre réglage que celui écrit par l’injection : tous les rendus Wan partaient du même bruit. Trouvé en comparant des rendus censés différer.
  7. Céder la carte au Studio (21 octobre)Quand un visiteur lance un rendu, la production interrompt le sien, et lui seul, puis reprend après 60 s de calme. Vérifié sur un vrai rendu : le portrait du Studio est sorti en 19,5 s.
  8. Borner la longueur du Mix (21 octobre)Un clip de 30 s traité d’un bloc saturait la carte, puis tombait en panne de mémoire. La source est coupée à 9,6 s et traitée en deux fenêtres exactes.
SANS ARBITRAGErendu imageappel au modèle : 30 sSUR LE PROCESSEURrenduappel au modèle : 53 sAVEC L’ARBITRErendu image6 srendu image0 s10 s20 s30 s40 s50 s60 s
L’arbitrage de la carte graphique : le même appel au modèle de langage selon la façon de partager la carte (mesures du 28 septembre 2026 ; les durées des rendus sont indicatives).

Une phrase du code résume la méthode : « Ce qu’un paragraphe demande, le modèle l’oublie parfois ; ce que le code vérifie tient toujours. » Le modèle de langage rédige ; le code décide de ce qui doit être fiable : variété, cadrage, cohérence, formats.

Une session de l’agent IA sur le serveur : il enquête, essaie, mesure, corrige
L’agent IA travaille dans un terminal, sur le serveur : il lit le code et la base, lance des essais, corrige et rend compte. Ici, un cas réel : la voiture changeait d’un plan à l’autre ; premier essai 0 sur 2, second essai 4 sur 4. Reconstitution, identifiants retirés.

/ 06

Ce que ça démontre pour votre entreprise.

CreatorOS est un cas extrême : des modèles lourds, une carte graphique à partager, des milliers d’images. Mais la méthode est celle que Raphaël applique à un outil de PME.

  • L’outil cache la technique derrière vos choix métier. Ici : une tenue, un lieu, une lumière. Chez vous : un client, un devis, une relance.
  • Ce qui change souvent est de la donnée, pas du code. Les recettes sont des fichiers relus à chaque rendu. On peut tout recalibrer sans toucher à l’interface.
  • Chaque résultat est explicable. Une image sait d’où elle vient. Une facture, un devis ou un e-mail automatique le doivent aussi.
  • On décide avec des chiffres, datés. Et on garde le droit de revenir en arrière en une ligne.
  • Un agent IA fait partie de l’équipe, avec des règles écrites : rien ne change en production sans accord.
  • Un outil interne peut s’ouvrir au public. Licences vérifiées, contenus tout public, limites par visiteur : CreatorOS Studio est passé de l’outil privé au dépôt public en six jours.

/ Honnêtement

Ce qui est réel, ce qui est reconstitué.

  • Réel : les captures d’écran viennent de la vraie application, ouvertes à travers un filtre qui ne laisse passer que les contenus grand public. Les vidéos sont muettes ; l’attente de l’Enhancer est raccourcie au montage, le rendu est en temps réel.
  • Reconstitué : l’animation de la session d’agent (cas réel, commandes abrégées, identifiants retirés).
  • CreatorOS Studio : la vidéo de lancement et les trois images tirées d’elle montrent la vraie application ; le parcours a été piloté par un navigateur automatisé et monté en code.
  • Chiffres : comptés dans le dépôt le 21 octobre 2026 ; les mesures de performance viennent des commentaires datés du code et n’ont pas été refaites pour cette page.
  • Nina est un personnage fictif, généré. Les images de cette page sont des photos de mode.